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2008
Dernière mise à jour : 27 août 2010


 

Janvier

À l’instar du Conseil de la FMOQ et des associations affiliées, les trois partis représentés à l’Assemblée Nationale du Québec présentaient conjointement une motion adoptée à l’unanimité pour souligner le départ du Dr Dutil de la présidence de la Fédération, et saluer ses réalisations favorisant un meilleur accès aux soins de première ligne. Avec 2008 débute une nouvelle ère : un nouveau président est élu à la tête de la FMOQ, le Docteur Louis Godin. S’il est nouveau à la présidence, il est rompu à la négociation et aux affaires syndicales, après avoir occupé au cours des  12 dernières années la vice-présidence de la Fédération. De nouveaux présidents font leur entrée au sein du Bureau, les Drs Marc-André Amyot (Laurentides-Lanaudière) et Pierre Martin (Mauricie) succèdent aux Drs Jacques Desroches (Yamaska) et Robert Benguerel (Gaspésie).

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Février
Dépôt du rapport Castonguay sur le financement du système de santé. La FMOQ, dans un communiqué, accueille avec grand intérêt le rapport Castonguay. Les recommandations concernant les cliniques de santé montrent une belle ouverture sur des modèles d'organisation souples et adaptés aux différents milieux. Elles proposent le regroupement de médecins omnipraticiens, le soutien à leur pratique par des équipes multidisciplinaires et le droit donné de percevoir une cotisation annuelle Ce financement additionnel, réclamé depuis longtemps, est déjà présent d’ailleurs dans le mode opérationnel des coopératives de santé. La FMOQ est de prime abord, favorable à la recommandation qui admet qu'un médecin puisse exercer à fois dans les secteurs public et privé. Cette ouverture devrait toutefois être prudente et balisée, et se concrétiser  seulement  quand les effectifs médicaux pourront répondre aux demandes du système public.  Toutefois la FMOQ s’inquiète et doute de la pertinence de la mesure proposant que les médecins signent un contrat avec un établissement.

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Mars
Budget provincial - Cette année encore, le gouvernement du Québec fait de la santé un poste prioritaire en y consacrant près de 60 % de l'augmentation de ses dépenses totales pour une augmentation de 5,5 % du budget à la santé et aux services sociaux. « Ce budget prudent fait preuve d'un engagement maintenu en santé en prévision des nombreuses mesures qui devront être instaurées pour optimiser le réseau de soins. Rappelons qu'une partie de ces mesures provient du Plan d'amélioration de l'accessibilité, des conditions de pratique et de l'organisation des services médicaux proposé par les médecins omnipraticiens », déclare le Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, lors de la présentation du budget provincial 2008-2009.

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Avril
L’attrait du privé
: le manque d'accessibilité actuel aux services de première ligne fait naître des occasions d'affaires pour des entreprises privées qui offrent de contourner ces difficultés. Devant les nombreuses initiatives du secteur privé (courtage de services de consultation, consultations en ligne, etc.) et leurs campagne pour recruter des médecins, le Collège des médecins du Québec suggère à ses membres la prudence notamment en ce qui a trait à leurs obligations légales et déontologiques. La FMOQ est d'accord avec le Collège et invite les omnipraticiens à consulter le Collège et leur assureur professionnel avant d'accepter de participer à de tels services. Même si la RAMQ les déclare conformes à la Loi sur l'assurance maladie, la FMOQ a fait valoir son inquiétude. Pour elle, il importe, en situation de pénurie de médecins omnipraticiens, et d'effectifs médicaux en général, de concentrer ses efforts vers une première ligne de soins qui peut prendre en charge les malades selon la gravité de leur état, ainsi que vers les clientèles vulnérables. Toutefois, il ne faut pas se mettre la tête dans le sable et comprendre le message : les médecins qui font le choix d'exercer dans le système privé le font pour une pratique médicale facilitée et plus avantageuse.
 

Le projet de loi C-484 : Ce projet de loi présenté à la Chambres des communes à la fin de 2007 visait à modifier le Code criminel et contenait ces mots qui pouvaient avoir une signification ambigüe: Blesser ou causer la mort d'un enfant non encore né au cours de la perpétration d'une infraction. Malgré le fait que le projet de loi prévoit exclure les interruptions légales de grossesse, les actes ou les omissions faites de bonne foi pour préserver la vie de la mère ou de l'enfant et les actes ou omissions commis par la mère elle-même, ce projet de loi, pour beaucoup, ouvre la porte à une révision juridique de la définition de l'avortement. La FMOQ est contre ce projet de loi, car elle estime qu'il constituerait un recul dans le droit des femmes d'avoir un accès libre aux interruptions volontaires de grossesses (IVG).  De plus, comme la majorité des IVG sont faits au Québec par des médecins omnipraticiens, la FMOQ dénonce l'insistance de certains députés conservateurs de raviver ce débat clos depuis vingt ans.  La Cour suprême s’était alors prononcée clairement en faveur du libre accès aux femmes, en toute légalité, aux IVG. La FMOQ demande donc au Parlement canadien de ne pas adopter ce projet de loi.

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Mai
L'adoption du Projet de loi no 70 introduit des changements à la Loi sur les services de santé et les services sociaux (LSSSS), dont l'application du principe du consentement implicite de toute personne qui reçoit des services de santé au Québec. La FMOQ avait maintes fois demandé que le Québec adhère à ce principe, à l'instar des autres provinces canadiennes. Cependant, la FMOQ considère que d'autres amendements devraient être apportés à la LSSSS pour les adapter aux réalités de la pratique médicale. D’abord l'accès aux renseignements devrait être permis aux intervenants habiletés et non au médecin seulement. Ensuite, les médecins étant régulièrement appelés à remplir des formulaires ou des rapports médicaux à la demande de leurs patients ou de tiers, les interdictions prévues à cet effet placeraient le médecin dans une situation où il lui sera difficile de savoir quelles informations il pourra ou non transmettre. Enfin, le Projet de loi actuel s'accompagne de sanctions pour les utilisateurs qui contreviendraient à la confidentialité des renseignements ou à l'obligation de les transmettre dans les délais appropriés.  Dans ce contexte, la FMOQ tient à rappeler que le DSQ sera un outil indispensable dans la prise en charge et le suivi des patients, mais à condition d’en favoriser l'appropriation par les médecins et les autres professionnels de la santé. « C'est de l'encouragement et du soutien que ces derniers attendent du gouvernement. Le succès du DSQ repose sur leur adhésion volontaire »,  rappelle alors le Dr Godin.

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Juin
Direction nationale des urgences : La FMOQ salue la mise sur pied par le ministère de la Santé d'une direction consacrée aux urgences, et ce à l'échelle provinciale, et compte sur son rôle facilitateur. La FMOQ est consciente que le problème d'achalandage des urgences est complexe. La nouvelle instance devra permettre un meilleur arrimage avec les autres services hospitaliers et entretenir des liens étroits avec les partenaires du réseau pour une mise en commun des ressources et des solutions déjà éprouvées dans certaines régions.  La FMOQ signale que l'accessibilité aux services d'urgence passe aussi par une meilleure organisation en amont du réseau de soins. « On ne peut pas blâmer les patients de se diriger vers les urgences. C'est à notre réseau d'offrir d'autres solutions valables. Il faut à la fois soutenir les médecins à l'urgence et fournir aux omnipraticiens qui exercent dans la communauté des moyens de prendre en charge et de suivre la population, comme un accès rapide aux ressources spécialisées pour ceux qui exercent en cabinet et en CLSC », signale le Dr Godin, au nom des omnipraticiens, qui constituent la grande majorité des médecins d'urgence. En effet, 28 % des omnipraticiens consacrent en moyenne plus de 40 % de leur pratique à l'urgence.
 

Nouvelle politique de périnatalité : La FMOQ accueille favorablement la nouvelle politique de périnatalité.. Elle comporte des initiatives et des actions pragmatiques pour faciliter le suivi de grossesse et l'accouchement, autant pour les futures mères que pour les professionnels qui les accompagnent.  Parmi ces initiatives, on note des mesures proposées par la FMOQ, notamment celles qui visent à parrainer les omnipraticiens qui en sont à leurs premiers accouchements et à favoriser un meilleur suivi. Les omnipraticiens qui exercent en périnatalité (environ 400) effectuent 40 % des accouchements au Québec ou y participent. Avec le nombre croissant de naissances que nous connaissons depuis quelques années, il importe d'encourager la pratique de la périnatalité chez les omnipraticiens.
 

Départ du ministre Philippe Couillard  après 5 années passées à la tête du ministère de la Santé. La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) a tenu à souligner la remarquable contribution du Dr Couillard.  Il connaissait bien tous ses dossiers, comprenait rapidement les enjeux et était doué pour aborder clairement et simplement des questions souvent complexes. De nombreuses avancées dans l'organisation des services ont pu être réalisées entre 2003 et 2008 sous son règne au MSSS. Il a reconnu le rôle clé de la première ligne et de la médecine familiale dans le réseau de la santé et il a instauré de nombreuses mesures pour faciliter l'accès de la population aux soins et pour réduire les temps d'attente. Il a collaboré à une meilleure prise en charge des clientèles vulnérables et a, dès son entrée en fonction, permis l'augmentation des inscriptions dans les facultés de médecine pour former un plus grand nombre de nouveaux médecins. Il a finalement tenu ses engagements auprès des médecins omnipraticiens, notamment en respectant la lettre d'entente qui a permis de resserrer l'écart de rémunération qui existe entre les omnipraticiens du Québec et ceux des autres provinces.
 

Nomination du nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux, le Dr Yves Bolduc - Voir un médecin omnipraticien accéder à la fonction de ministre de la Santé et des Services sociaux est à prime abord une bonne nouvelle pour la FMOQ. Le Dr Bolduc est connu comme un médecin très engagé dans sa région  d’origine (Saguenay-Lac-St-jean). Il a une très bonne connaissance du réseau de la santé. Reconnu pour son pragmatisme, le Dr Bolduc a la réputation de trouver des solutions à des problèmes complexes. Ses interventions administratives dans plusieurs établissements au Québec ont été saluées à maintes reprises. Plusieurs défis se profilent à l'horizon pour la médecine familiale au Québec. Pour la FMOQ, le travail amorcé par Philippe Couillard au cours des dernières années doit se poursuivre. Plusieurs gestes devront être posés par le Gouvernement du Québec afin de rendre plus attrayante la pratique de la médecine familiale au Québec. Les règles rattachées à la pratique des médecins omnipraticiens demeurent contraignantes et souvent inadéquate. Espérons que le ministre Bolduc posera des gestes pour corriger la situation. 

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Septembre
À l'occasion de sa première tournée à titre de président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Louis Godin assiste aux assemblées générales annuelles des associations affiliées à la Fédération. Accompagné de ses directeurs adjoints et de membres du Bureau, le Dr Godin rencontre les omnipraticiens de toutes les régions du Québec et fait le point avec eux sur la situation préoccupante de la médecine familiale. Il partagera avec ses membres les principaux éléments d'un plan visant à valoriser la pratique des omnipraticiens. Paradoxalement, il est reconnu au Québec et partout dans le monde que la médecine familiale occupe un rôle prépondérant dans l'organisation des soins de santé, notamment en raison de la prise en charge et du suivi des patients, apanage du médecin de famille. Au cours de cette tournée qui se déroule du 11 septembre au 21 novembre, le Dr Godin et son équipe visiteront chacune des 19 associations. Le calendrier ci-dessous indique les dates de cette tournée.

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Octobre
La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) dévoile son Énoncé de principes pour une politique nationale sur la médecine familiale. Les omnipraticiens interpellent le gouvernement et lancent un cri de ralliement aux nombreux acteurs des facultés de médecine et du réseau de la santé autour d'un projet commun : que chaque Québécois ait accès à un médecin de famille. Tel est l'appel lancé par le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, le Dr Louis Godin, au cours de la conférence de presse visant à dévoiler la proposition de la FMOQ pour la mise en oeuvre d'une politique nationale sur la médecine familiale, qui a pour but de valoriser la pratique de la médecine familiale au Québec.
 

Médecine familiale : un constat alarmant qui justifie une politique nationale
Un constat s'impose. Nous vivons un malaise inquiétant en médecine familiale qui se traduit par un essoufflement des médecins en place et un désintérêt des étudiants en médecine envers ce choix de carrière. Pourtant, il est reconnu au Québec et partout dans le monde que la médecine familiale occupe un rôle crucial dans l'organisation des soins de santé, notamment en raison des activités de prise en charge et de suivi des patients. La désaffection des étudiants à l'égard de la médecine familiale au Québec est d'autant plus pernicieuse qu’une sévère pénurie de médecins de famille prévaut au Québec. Si rien n'est fait, on se dirige tout droit vers une situation intolérable qui touchera largement et directement les soins à la population.  Le besoin d'agir est criant : c'est pourquoi la FMOQ a pris les devants et a préparé un énoncé de principes qui doit servir de base à la mise en oeuvre d'un plan d'action d'envergure nationale. La FMOQ invite le gouvernement, qui clame l'importance de l'accès au médecin de famille, à se montrer conséquent et à instaurer de manière prioritaire une politique nationale sur la médecine familiale. Cette politique s’articule sur trois axes : la formation, l’organisation des soins et la rémunération. Tous trois sont essentiels à son succès.

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Novembre
Le profil de pratique des médecins omnipraticiens québécois.  Cette étude a été effectuée à partir des données les plus récentes disponibles, celles de la dernière année. Un constat s’impose : De nouvelles réalités ont émergé dans la pratique médicale, soit l'intérêt croissant pour la pratique de groupe, une pratique davantage axée sur l'interdisciplinarité, le souhait grandissant d'une réelle conciliation travail-famille et la féminisation de la profession. 

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Décembre

Élections provinciales 2008
La FMOQ demande à chaque parti d’énoncer clairement ses intentions en ce qui concerne la médecine familiale et de préciser son plan d’action à ce sujet, s’il est élu.  Les questions posées aux partis politiques sont les suivantes.

Pour améliorer l’accès de la population aux soins de santé : 

  • Vous engagez-vous à tout mettre en œuvre pour que chaque Québécois puisse avoir accès à un médecin de famille ?
  • Comment comptez-vous apporter aux omnipraticiens et à leurs patients un accès raisonnable aux ressources techniques, aux tests diagnostiques et aux consultations spécialisées ?
  • Comment comptez-vous financer de façon réaliste les cabinets de médecins de famille et leur permettre de fonctionner dans un environnement adéquat ?
  • Comment permettrez-vous à tous les médecins de famille qui exercent en cabinet d’être soutenus comme leurs collègues en groupes de médecine de famille (GMF) et en cliniques-réseau et de pouvoir travailler avec des infirmières et d’autres professionnels de la santé ?
  • Vous engagez-vous à reconnaître la complexité et l’ampleur de la pratique des omnipraticiens québécois en leur offrant une rémunération concurrentielle à tous égards ?
     

Le Parti libéral, le Parti québécois, l’Action démocratique du Québec, Québec solidaire et le Parti vert répondront à la FMOQ. Finalement, le PLQ ayant été réélu, le ministre Bolduc est reconduit dans ses fonctions de ministre de la Santé et des Services sociaux le 18 décembre. Il sera dorénavant secondé dans ses fonctions par Lise Thériault qui est nommée ministre déléguée aux Services sociaux.  La FMOQ accueille favorablement ces nominations tout en rappelant la nécessité d’actions vigoureuses de la part des décideurs gouvernementaux afin de valoriser la médecine familiale et d’améliorer l’accès aux soins de première ligne.

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