NÉGOCIATIONS AVEC L’ÉTAT : BONNE FOI ET RESPECT DOIVENT ÊTRE AU RENDEZ-VOUS

D’ailleurs, notre parti pris constant pour une amélioration de l’accès aux soins médicaux, l’absence de quelconques moyens de pression dans un passé à la fois récent et lointain, ainsi que la conclusion d’une entente pas plus tard qu’en 2014 dans laquelle la Fédération acceptait de faire des concessions importantes sur le plan de la rémunération, en sont d’ailleurs des exemples éloquents.

« Les médecins de famille québécois ont de tout temps agi de manière responsable, et leur Fédération continuera à le faire dans toute négociation future.  Cela dit, nous nous attendons comme partie négociante, à ce que le gouvernement fasse de même. Et cela commence par le respect des ententes actuellement en vigueur et négociées de bonne foi entre les parties en 2011 et en 2014.  Après tout, si l’État renie continuellement sa signature et ses engagements, comment faire confiance à nos élus dans un tel contexte et à quoi bon négocier tout simplement », s’interroge le Dr Louis Godin, président de la FMOQ.

De plus, la FMOQ tient à préciser, en réaction à certaines données avancées par le ministre Barrette, que l’écart spécifique de rémunération entre les médecins omnipraticiens québécois et ontariens est beaucoup plus élevé que le chiffre de 10,9 % (en faveur des médecins ontariens) avancé par le ministre au sujet de la rémunération globale de tous les médecins, omnipraticiens et spécialistes confondus. La Fédération entend d’ailleurs le démontrer de manière claire et limpide dans le cadre des négociations à venir.

« Dans le contexte actuel, où les médecins de famille du Québec s’investissent comme jamais afin d’améliorer de façon notable l’accès aux soins, il serait selon nous indécent que le gouvernement s’engage dans une voie où une seule conclusion s’imposerait : s’entendre avec l’État québécois, peu importe le sujet et l’enjeu, ne sert dorénavant à rien, puisque le gouvernement renie sa signature et ses engagements à la première occasion.  Le gouvernement du Québec doit respecter les engagements convenus. Il y va de l’honneur et de la réputation de l’État québécois. Quant à toute négociation future liée au renouvellement de notre Entente générale, la FMOQ et ses membres sauront, comme ils l’ont toujours fait d’ailleurs, faire la part des choses et ce dans l’intérêt de nos concitoyens »  a conclu le Dr Godin.

Syndicat professionnel représentant l'ensemble des médecins omnipraticiens du Québec, la FMOQ compte plus de 8800 membres. Sa mission consiste à veiller aux intérêts professionnels et scientifiques de ses membres. Pour plus de renseignements sur la FMOQ, consultez son site Internet au www.fmoq.org

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Source : Fédération des médecins omnipraticiens du Québec
Jean-Pierre Dion, directeur des Communications | Marie Ruel, conseillère aux Communications
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