RÉMUNÉRATION DES MÉDECINS : ÉTUDE DE L’IRIS BIAISÉE ET BÂCLÉE

Montréal, le 15 juin 2016 — CNW/Telbec — La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) ne peut pas rester silencieuse face aux conclusions biaisées d’une étude bâclée menée par l’Institut de recherche et d’information socioéconomique (IRIS) sur la rémunération des médecins québécois.  Ce rapport, financé par la CSN, qui ne se résume, si on se fie aux notes de référence s’y trouvant à la fin, qu’à une analyse d’une série d’articles de journaux et de textes d’opinion, ne fait que reprendre une série d’erreurs d’interprétation de certaines données et des préjugés populistes teintés d’ignorance.

« Il est triste de constater la tendance lourde au Québec chez certaines personnes et certains organismes à tourner les coins ronds en 2016 lorsqu’il s’agit d’analyser la rémunération des médecins, ainsi que leur productivité.  Aucune rigueur scientifique ne semble désormais être de mise lorsqu’on qu’on aborde ces sujets, pourtant complexes, dans l’espace public.  On utilise entre autres sans problème, dans différents milieux et médias, des données partielles et incomplètes pour tirer des conclusions générales bâclées sur la rémunération des médecins, particulièrement celle des omnipraticiens. C’est navrant. Et L’IRIS ajoute malheureusement sa voix à ce concert anti-médecin regrettable qui ne repose sur aucune donnée complète et incontestable », a affirmé le Dr Louis Godin, président de la FMOQ.

De plus, à la lecture de l’étude de l’IRIS,  il est encore une fois navrant de voir des gens tenter de faire un amalgame entre le nombre d’actes médicaux effectués et l’accès aux soins, alors que la rémunération des médecins omnipraticiens est de plus en plus forfaitaire d’une part et que la tendance est de regrouper certains actes en un seul afin de simplifier la facturation et la nomenclature d’actes d’autre part. Dans ce contexte, analyser l’accès aux soins médicaux sous le spectre unique du nombre d’actes facturés par les médecins, consiste, du moins en ce qui a trait aux médecins omnipraticiens, à un raccourci intellectuel gênant qui témoigne d’une ignorance de l’évolution des modes de rémunération et qui ne peut mener qu’à des conclusions bâclées et trompeuses.  

« Les médecins omnipraticiens ont de tout temps eu à cœur le bien-être de leurs concitoyens et travaillé dans l’intérêt des Québécois. Ils sont fiers de travailler d’arrache-pied à offrir des soins de grande qualité et toujours de plus en plus accessibles, et ce, dans toutes les régions du Québec.  Et il nous apparaît tout simplement dans l’intérêt de tous qu’ils aient accès à une rémunération juste et équitable.  Voilà pourquoi la FMOQ a demandé récemment à une firme comptable indépendante de procéder à une analyse rigoureuse et complète des écarts de rémunération actuels entre les médecins omnipraticiens québécois, ontariens et ceux du reste du Canada, ainsi qu’entre les médecins omnipraticiens et spécialistes québécois.  Les conclusions de cette étude devraient être connues au cours des prochains mois. Il nous reste à espérer que les faits, la vérité et la rigueur pourront alors reprendre leur droit dans le débat public entourant la rémunération des médecins au Québec », a conclu le Dr Godin.

Syndicat professionnel représentant l'ensemble des médecins omnipraticiens du Québec, la FMOQ compte plus de 8800 membres. Sa mission consiste à veiller aux intérêts professionnels et scientifiques de ses membres. Pour plus de renseignements sur la FMOQ, consultez son site Internet au www.fmoq.org

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Source : Fédération des médecins omnipraticiens du Québec
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