Accès prioritaire aux services spécialisés (APSS)
Où en sommes nous avec les Centres de répartition des demandes de services (CRDS) et les formulaires ?

Mise à jour du 5 décembre 2017

Plusieurs rencontres ont eu lieu depuis le printemps pour connaître le fonctionnement des CRDS dans la grande majorité des régions du Québec. Ces rencontres nous ont permis d’obtenir des informations pointues et des données sur leur fonctionnement. Nous avons tout d’abord assisté à de courtes présentations sur la structure des CRDS et avons examiné les données inhérentes à chacune des spécialités en ce qui a trait au respect des priorités. Nous avons de plus évalué l’utilisation des formulaires par les médecins de famille qui orientaient leurs patients en spécialité (médecins référents).

Disparités régionales

Nous remarquons, en premier lieu, des disparités régionales dans la compréhension du cadre de fonctionnement des CRDS élaboré par le MSSS.  De la même manière, le recueil des données a suscité plusieurs interrogations sur l’interprétation des termes. À titre d’exemple, la non-conformité d’un formulaire devant être retourné au médecin référent n’était pas toujours comprise de la même façon. Certaines régions se sont donc retrouvées moins performantes alors que ce n’est pas le cas dans la réalité.

Ces rencontres nous ont permis de repérer deux ou trois régions « modèles ». Elles serviront de source d’inspiration pour amener l’ensemble des régions à se rapprocher du cadre de référence, tout en respectant certaines particularités locales. Des données colligées adéquatement permettent d’apprécier la performance du projet et d’en constater les lacunes. Rappelons que ce projet vise entre autres à mesurer la performance des médecins spécialistes et des CRDS à répondre diligemment aux consultations provenant du médecin de famille en gérant adéquatement le temps d’attente.

En octobre 2017, le taux de réponse aux priorités à l’intérieur du délai prescrit A, B et C était de près de 100 %, et le taux global toute catégorie, de 65,7 %. Ces données indiquent une amélioration constante depuis le début. Ces résultats sont extraordinaires compte tenu de la vétusté des outils de transmission. À cette fin, le déploiement de SAFIR, plateforme de transmission des demandes de consultation, suit son cours.

Catégorie «Autre»

Le taux d’utilisation de la catégorie « Autre » par les médecins de famille est de 45 % pour l’ensemble des demandes de consultation. Cette situation pose un énorme problème. Toute utilisation de cette catégorie exige l’intervention du médecin répondant dans la validation de la demande, ce qui engendre une surcharge de travail pour les des équipes du CRDS. Nous devons recevoir sous peu les raisons détaillées de l’utilisation de cette catégorie.

À cette situation difficile pour les CRDS et les spécialistes, s’ajoutent tous les commentaires reçus de votre part sur « lucide ». Chaque situation a été communiquée au ministère et acheminée aux CRDS aux fins de rétroaction. Cet exercice de contrôle continu de qualité est indispensable à un projet en constante évolution. Vos commentaires nous ont permis de connaître les situations et spécialités problématiques qui sont, pour la plupart, les mêmes dans chacune des régions. Après cet exercice, il a été convenu de surseoir au développement des autres vagues de spécialité et de réviser les formulaires actuels pour les neuf premières spécialités concernées.

De manière générale, sur les neufs formulaires utilisés et sur ceux à venir, nous souhaitons voir disparaître « Utiliser cette section pour modifier une priorité » en tête de la catégorie « Autre ».

Il nous semble paradoxal, d’une part, d’établir un consensus sur l’échelle de priorités cliniques appuyé sur des données probantes et, d’autre part, de permettre la modification de la priorité. Si pour une raison particulière, la priorité devait être modifiée, le médecin référent devrait s’adresser au spécialiste de garde. Rappelons que, dans le passé, il n’y avait pas d’intervention de la part des médecins de famille sans discussion préalable avec le spécialiste visé. Nous croyons que cette mesure aura pour effet de diminuer sensiblement l’utilisation de la catégorie « Autre » qui ne devrait être utilisée pour des problèmes ne figurant pas sur la liste établie.

Catégorie «A»

Tous s’entendent pour dire que le préjudice lié au non-respect de la catégorie A (0 à 3 jours) est trop grand pour continuer avec cette priorité. Elle sera donc à court terme éliminée et incorporée dans une nouvelle mouture d’alertes cliniques.

Exigences préalables

Enfin, l’utilisation de prérequis pose de nombreux défis dans la réalité. Ces exigences seront aussi révisées par spécialité.

Nous tenons à remercier tous les médecins qui ont communiqué avec nous à l’adresse lucide@fmoq.org. Continuez à nous faire parvenir vos commentaires qui ne sont jamais pris à la légère !

Dre Julie Lalancette, Directrice adjointe
Mme Marianne Casavant, Conseillère en politiques de santé
Direction de la planification et de la régionalisation, FMOQ